Comment reprendre confiance en soi : 9 décisions pour retrouver une posture plus solide
« J’aimerais avoir davantage confiance en moi. »
Nous formulons souvent la confiance comme quelque chose que nous devrions parvenir à ressentir.
Être plus sûr de soi.
Avoir moins peur.
Se sentir plus à l’aise.
Oser davantage.
Puis nous attendons que cette sensation arrive pour prendre la parole, faire un choix, poser une limite, commencer un projet ou prendre notre place.
Et si nous inversions la logique ?
La confiance peut aussi se construire après l’action.
Elle grandit à travers les décisions que nous prenons, les engagements que nous tenons, les situations que nous traversons et les preuves que nous nous donnons progressivement.
Reprendre confiance en soi peut alors commencer beaucoup plus concrètement.
Par des décisions.
Voici neuf d’entre elles.
1. Décider d’arrêter d’attendre de se sentir prêt
Nous avons tous connu cette pensée :
« Je le ferai quand je me sentirai plus sûr de moi. »
Le problème est que certaines formes de confiance apparaissent précisément parce que nous avons osé faire quelque chose avant de nous sentir totalement prêts.
Prendre la parole.
Présenter une idée.
Rencontrer de nouvelles personnes.
Envoyer une candidature.
Publier son travail.
Commencer un projet.
Dire ce que l’on pense.
La première fois peut être inconfortable.
La deuxième également.
Puis l’expérience s’accumule.
Nous découvrons que nous pouvons traverser la situation.
La confiance commence alors à reposer sur quelque chose de concret : une expérience vécue.
Attendre la confiance avant d’agir peut nous maintenir immobiles.
Agir à notre niveau actuel permet de commencer à la construire.
2. Décider de tenir davantage les engagements pris envers soi-même
Imaginez que quelqu’un vous fasse régulièrement des promesses et ne les tienne presque jamais.
Progressivement, vous cesseriez de lui faire confiance.
Nous pouvons créer exactement le même phénomène avec nous-mêmes.
« Lundi, je commence. »
« Demain, je m’en occupe. »
« Cette fois, je vais jusqu’au bout. »
« Je vais vraiment prendre du temps pour ce projet. »
Puis rien.
Lorsque cela se répète, nous apprenons inconsciemment que nos propres décisions ont peu de valeur.
Pour reconstruire cette confiance, commencez petit.
Choisissez un engagement suffisamment simple pour être tenu.
Trente minutes consacrées à un projet.
Une démarche administrative terminée.
Une séance prévue dans l’agenda.
Un appel effectué.
Une habitude tenue pendant sept jours.
Puis respectez cet engagement.
La confiance en soi se nourrit aussi d’une conviction fondamentale :
Je peux compter sur moi.
3. Décider de parler avec davantage de clarté
Le manque de confiance apparaît parfois dans notre langage.
« Je ne sais pas, mais peut-être que… »
« Désolé, c’est probablement idiot… »
« Je me trompe sûrement… »
« Ça ne me dérange pas… »
Nous affaiblissons notre position avant même de l’avoir exprimée.
Commencez à observer votre manière de parler.
Puis expérimentez des formulations plus simples.
« Voilà ce que je pense. »
« Je préfère cette option. »
« Je suis disponible à ce moment-là. »
« Je souhaite procéder ainsi. »
Une parole plus claire influence progressivement notre posture.
Il ne s’agit pas de devenir brutal ou catégorique.
Il s’agit de donner à notre propre parole la place qu’elle mérite.
4. Décider de poser une limite
La confiance en soi ne se manifeste pas uniquement lorsque nous avançons vers quelque chose.
Elle apparaît également dans ce que nous choisissons de protéger.
Notre temps.
Notre énergie.
Nos priorités.
Nos valeurs.
Nos engagements.
Poser une limite peut être aussi simple que dire :
« Je ne suis pas disponible. »
« Cette proposition ne me convient pas. »
« J’ai besoin de temps avant de répondre. »
« Je préfère faire autrement. »
Chaque limite clairement exprimée envoie un message important :
ce qui compte pour moi mérite d’être respecté.
Cette posture participe directement à la construction de la confiance.
5. Décider de faire une chose que vous évitez
Nous avons presque tous une action que nous repoussons.
Un appel.
Une conversation.
Une demande.
Une candidature.
Une publication.
Une prise de parole.
Une décision.
Plus nous évitons cette action, plus elle peut prendre de place dans notre esprit.
Elle finit parfois par devenir une preuve imaginaire de notre incapacité.
Inversez le mécanisme.
Choisissez une action légèrement inconfortable mais accessible.
Puis faites-la.
Vous n’avez pas besoin de réaliser quelque chose d’extraordinaire.
L’objectif est de créer une nouvelle preuve :
« J’étais hésitant, et j’ai agi quand même. »
Cette phrase est beaucoup plus puissante pour la confiance que des dizaines de pensées positives répétées sans expérience correspondante.
6. Décider de cesser de mesurer sa valeur à l’approbation des autres
L’approbation fait du bien.
Un compliment.
Une reconnaissance.
Un message positif.
Un encouragement.
Nous sommes naturellement sensibles au regard des autres.
La difficulté apparaît lorsque ce regard devient le principal critère de nos décisions.
Nous commençons alors à nous demander :
« Qu’est-ce qu’ils vont penser ? »
avant de nous demander :
« Qu’est-ce que je pense, moi ? »
Reprendre confiance demande progressivement de replacer notre propre jugement au centre.
Avant une décision, essayez trois questions :
Est-ce important pour moi ?
Est-ce cohérent avec la personne que je veux devenir ?
Est-ce une décision que je pourrai respecter, même si tout le monde ne l’approuve pas ?
Nous pouvons écouter les autres sans leur confier la direction de notre vie.
7. Décider de développer une compétence
Le manque de confiance n’est pas toujours uniquement une question d’état d’esprit.
Parfois, nous manquons simplement d’expérience.
Vous manquez de confiance pour parler en public ?
Entraînez-vous à parler en public.
Vous manquez d’assurance dans certaines conversations ?
Travaillez votre communication.
Vous doutez de votre capacité à mener un projet ?
Apprenez à mieux organiser et piloter un projet.
Vous vous sentez mal à l’aise dans certaines situations sociales ?
Exposez-vous progressivement à ces situations.
Il existe une forme de confiance qui vient de la préparation et de la compétence.
Au lieu de vous demander uniquement :
« Comment avoir davantage confiance ? »
demandez-vous aussi :
« Quelle capacité puis-je développer pour devenir plus solide dans cette situation ? »
La réponse devient alors beaucoup plus concrète.
8. Décider de regarder les preuves plutôt que seulement les doutes
Notre esprit possède une étrange facilité à mémoriser les moments où nous avons échoué, hésité ou été maladroits.
Et beaucoup moins ceux où nous avons réussi à nous adapter.
Pourtant, votre parcours contient probablement déjà de nombreuses preuves.
Des difficultés traversées.
Des décisions prises.
Des compétences apprises.
Des situations auxquelles vous vous êtes adapté.
Des responsabilités assumées.
Des problèmes résolus.
Des périodes difficiles dépassées.
Prenez une feuille et écrivez :
10 situations dans lesquelles j’ai été capable de faire face.
Pas uniquement vos grandes réussites.
Cherchez les moments où vous avez avancé malgré l’incertitude.
Cette liste ne sert pas à vous convaincre artificiellement que vous êtes extraordinaire.
Elle rééquilibre simplement votre perception.
Vos doutes font partie de l’histoire.
Vos capacités aussi.
9. Décider de prendre davantage sa place
Prendre sa place ne signifie pas chercher à occuper tout l’espace.
Cela signifie accepter d’occuper le sien.
Exprimer une idée.
Faire entendre sa voix.
Présenter son travail.
Demander quelque chose.
Défendre un projet.
Entrer dans une conversation.
Accepter un compliment.
Reconnaître une compétence.
Cesser de diminuer systématiquement ce que nous faisons.
La posture change lorsque nous cessons progressivement de demander intérieurement la permission d’exister pleinement dans une situation.
Commencez simplement.
Dans votre prochaine réunion, exprimez une idée.
Dans une conversation, dites clairement ce que vous préférez.
Lorsque quelqu’un vous félicite, répondez simplement :
« Merci. »
Ces gestes peuvent sembler minuscules.
Ils participent pourtant à une transformation plus profonde de la manière dont nous nous positionnons.
La confiance se construit par accumulation
Aucune de ces neuf décisions ne transforme instantanément une personne.
Leur puissance vient de leur accumulation.
Vous tenez un engagement.
Puis un autre.
Vous osez une conversation.
Vous exprimez davantage votre position.
Vous posez une limite.
Vous développez une compétence.
Vous traversez une situation qui vous impressionnait.
Et progressivement, votre perception de vous-même évolue.
Vous disposez de nouvelles preuves.
Votre posture devient plus stable parce qu’elle repose davantage sur votre expérience.
C’est ainsi que la confiance peut se construire.
Confiance et Leadership Intérieur
La confiance en soi occupe une place importante dans le Leadership Intérieur.
Parce qu’il devient difficile de se diriger soi-même lorsque chaque décision dépend constamment du regard, de l’avis ou de l’approbation des autres.
Mais le lien fonctionne également dans l’autre sens.
Plus nous apprenons à nous diriger, plus nous créons des raisons de nous faire confiance.
Nous clarifions une direction.
Nous faisons un choix.
Nous prenons une décision.
Nous agissons.
Nous tenons certains engagements.
Nous développons les capacités dont nous avons besoin.
Nous apprenons de nos erreurs.
Puis nous recommençons.
La confiance devient alors moins une condition préalable qu’une conséquence progressive de notre manière de conduire notre vie.
Une décision dans les prochaines 24 heures
Vous pouvez lire encore dix articles sur la confiance en soi.
Vous pouvez également choisir une action.
Reprenez les neuf décisions précédentes.
Laquelle correspond le mieux à votre situation actuelle ?
Tenir un engagement ?
Dire clairement ce que vous pensez ?
Poser une limite ?
Faire cette démarche que vous évitez ?
Prendre davantage votre place ?
Développer une compétence ?
Choisissez-en une seule.
Puis transformez-la en une action réalisable dans les prochaines 24 heures.
Une action suffisamment concrète pour que demain vous puissiez répondre simplement à cette question :
« Est-ce que je l’ai fait ? »
Chaque fois que la réponse devient oui, vous ajoutez une preuve.
Et ces preuves finissent par construire quelque chose de beaucoup plus solide qu’une simple impression.
La confiance grandit lorsque nos choix, nos paroles et nos actes nous montrent progressivement que nous pouvons compter sur nous-mêmes.